manga, anime, drama, japon

De l'enfance, Isao Takahata a fait la pierre angulaire de son œuvre dans la japanimation. Abandonnant à son ami et associé Hayao Miyazaki le champ de l'imaginaire, il touche à l'enfance meurtrie, à sa nostalgie, ou à l'enfance à la fois espiègle et lucide dans le cas de Kié. Un film queTakahata a tourné il y a plus de vingt ans. Un long métrage qui ressemble à la compilation des épisodes d'une série télé avec des séquences qui s'entassent comme autant de morceaux choisis, s'articulant autour d'un décor et de quelques personnages récurrents. Kié bulldozer et grande gueule d'un côté, Kié tendre et fragile de l'autre. Des extrêmes que Takahata ménage de manière à pouvoir rebondir de l'humour burlesque à l'émotion, à se payer la tête des adultes comme de parler, avec une franchise rare, des familles décomposées. L'animation, elle, alterne épures réalistes et outrances grotesques, exacerbant de fait tous les thèmes du film. Pas le plus grand des films de l'auteur pour cause de baisses régulières de rythme, mais une étape importante dans son œuvre.
En résumé un film d'animation effronté, lucide, moqueur et tendre, qui pèche parfois par un rythme défaillant.
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